Culture Cheap était une expérience. Et comme toute expérience, nous avons pu en retirer du bien, du moins bien et du franchement mauvais. Au final, nous sommes d’accord pour affirmer que le bilan est mitigé : c’est un échec, mais c’est aussi une réussite. Ou une réussite, mais aussi un échec. ça dépend.
Pour rappel, les « règles » du projet étaient définies ici.

Culture Cheap  est un échec, parce que :

Nous n’avons pas pu atteindre notre objectif, à savoir sortir un EP cinq titres, pour plusieurs raisons :
– On s’est mal organisé par rapport à l’aspect pratique de l’enregistrement. Les tracks étaient prévues et pré-composées, mais leur mise en place s’est avérée difficile compte tenu du contexte technique
– L’absence d’Antoine à la batterie a été compliquée à gérer, et nous a pas mal freiné par rapport à certains aspects, même si elle était prévue
– On a eu du mal à trouver nos marques, et on a dû gérer pas mal de soucis techniques/logistiques auxquels nous n’étions pas préparés (même si on aurait pu difficilement les prévoir), ce qui nous a fait perdre pas mal de temps, ressource précieuse dont nous avons manqué.

En d’autres termes, nous avons probablement laissé trop de place à l’improvisation, et eut les yeux plus gros que le ventre compte tenu du temps que nous avions devant nous.

De plus, nous nous sommes finalement pas mal éloigné du projet de base, notamment à cause des divers imprévus.
Garage Band est un bon exemple : nous n’avons pas pu en tirer ce que nous en voulions, et c’est très vite que nous sommes passé sous Logic, essentiellement pour préserver notre santé mentale.
Évidemment, Logic n’est pas un DAW cheap.

Aussi, après avoir regardé les shot GoPro, nous avons dû nous rendre à l’évidence: notre charisme est pour ainsi dire inexistant, et on a essentiellement l’air d’une meute d’ados attardés (ce qu’on est peut-être, ceci dit). On peut assumer la musique, mais ça, c’est plus difficile. Insortable, donc.

Mais Culture Cheap est aussi un réussite, parce que :

On s’est marré comme des dingues,  et c’était l’objectif principal.

Effectivement, le fait de jouer dans des conditions étant au delà de notre zone de confort habituelle était une expérience aussi intéressante qu’enrichissante, que ce soit pour les musiciens ou pour Olivier, l’ingénieur son. Ça a boosté notre créativité et mis nos capacités d’adaptation à rude épreuve, comme on avait pu l’espérer préalablement.
Pour ne rien gâcher, on s’est aussi rendu compte que nous jouions dans les mêmes conditions lorsque nous étions adolescents, et que nous en étions pourtant très heureux à l’époque. Comme quoi, on s’habitue vite au luxe.

Au niveau matériel,  pas mal de bonnes surprises ont été au rendez-vous: les instruments, après certains réglages, sonnaient pas mal du tout, même si branchés dans des amplis en fin de vie. Idem pour « la commande MusicStore de l’Enfer » : le casque, le micro, les cordes, les baguettes, tous de la marque Fame, bien que très bon marchés, étaient vraiment convaincants pour les prix payés. Sauf les baguettes.
Il y a sincèrement quelque chose de rassurant dans le fait de savoir que des jeunes musiciens désargentés ont l’occasion de faire de belles choses sans devoir choisir entre jouer de la musique et manger.

A ce propos, on arrive à plus ou moins 60€, trajet compris, mais hors catering : quitte à jouer avec du matériel difficile, autant se faire plaisir au niveau de la nourriture.

Le résultat final

On se retrouve pour finir avec un live complétement improvisé, et non pas un EP 5 titres comme initialement prévu. Ce dernier représente pour nous un bon moment d’alchimie musicale spontanée entre amis, avec son lot de pains, de fails thermo-nucléaires, de fautes, et de bonheur.
Pour ainsi dire, Antoine est arrivé, a accordé la batterie préalablement montée, et on a laissé la magie opérer.

Alors oui, les instruments se désaccordent au fur et à mesure, les larsens passent souvent faire coucou, et jouer d’une basse fretless sans sustain, c’est compliqué : mais tout ça n’enlève pas la Beauté de la chose (disons nous pour nous rassurer, du moins). Parce que ce mini-live, c’est avant tout un moment de franche amitié entre branleurs unis par l’amour de la Musique. Et ça, c’est Beau.

Bref.

En exclusivité, la cover de l’album, pour commencer :

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Nous vous en proposons trois  versions :

1) une version retravaillée…

...Du meilleur moment, tendant vers le « meilleur résultat possible » avec un gommage des imperfections dans la mesure de l’humainement faisable (EQ, automations,…). Par soucis d’honnêteté, la track commence  à partir du moment où le rec a été lancé. La première minute  est donc… Difficile.  🙂
On recommande d’écouter cette version-ci.

2) Une version « Dry »…

…non retravaillée et à peine mixée, pleine de fails. Restons honnête dans la démarche.

3 ) Une version « EP », avec un découpage des morceaux effectué avec cet ordinateur sans touches :

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Les morceaux sont en téléchargement libre. On a laissé la possibilité de payer le montant que vous voulez, si vous le désirez absolument: les sous serviront à acheter de l’alcool et des clopes (hurr durr on é tro rok and rol), et peut-être même à financer d’autres projets.

Nos impressions

On est contents, c’était rigolo et ça sonne pas « si » mal.

Par contre, on tient à faire un énorme Big Up au Vecteur et à Balaise Production, qui ont supportés nos conneries avec beaucoup de sympathie, et nous ont permis d’expérimenter (et de dormir) dans un cadre absolument génial.
Changez pas.

Un grand merci à Jerome Segers et Sebastien Hedges également, pour le prêt de matériel.
Changez pas.

Bisous.

Simon « Le petit Raiff » Raiff (guitare),
Antoine « Le moyen Raiff » Raiff (batterie),
Pierre « Piet la Loose » Delfosse (guitare),
Olivier « Johnieboy » Demuelenaere (Son et bricolages),
Sargon « Sergeï la Débrouille » Astepho (Basse),

Pour le collectif Lampes a Huile

P.S. : pour les réclamations, merci de nous envoyer un mail à l’adresse lampesahuile@gmail.com

 

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